aimer mon enfant

Aimer son enfant, est-ce le cas pour tout le monde ?

Il est de bon ton de dire que tous les parents aiment leurs enfants. Il ne faut surtout pas faire culpabiliser les parents et les rassurer…Mais est-ce que tous les enfants sont aimés, véritablement aimés ? Pas si sûr… Cet article est aussi bien pour les parents, que pour toute personne adulte qui a envie de comprendre un peu plus son enfance…

L’amour ne triche pas…  Il n’y a qu’à écouter les personnes qui se pressent chez les thérapeutes et autres psys pour s’en rendre compte ! Que de blessures et de manque d’amour vécu!…

Cet article va peut-être vous choquer ou vous interpeller, mais je crois qu’il faut ouvrir les yeux… pour enfin ouvrir véritablement son cœur.

Prendre soin de son enfant : est-ce de l’amour ?

Effectivement, nous pouvons croire que prendre soin de notre enfant équivaut à de l’amour et nous en tenir à cela. Ce n’est pas faux, ‘prendre soin’ fait partie de l’attention aimante que nous accordons à notre enfant, mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas parce que nous assurons le bien-être physique de l’enfant en le nourrissant, lui procurant un toit, des activités extra scolaires, des vacances, un suivi de devoirs le soir etc… que nous lui transmettons véritablement de l’amour.

Faire de la bonne gestion familiale n’équivaut pas automatiquement à de l’amour, même si cela peut en faire partie. L’écouter à table le soir, l’emmener aux anniversaires, lui acheter des vêtements et le gâter à Noël… tout cela peut se faire sans amour profond et véritable, sans la présence de cette énergie du cœur, sans la conscience de l’amour que nous voulons transmettre. Cela vous étonne peut-être, car je frappe fort dans cet article !…

Dans notre monde où nous sommes plus dans l’efficacité et la gestion, nous perdons le sens de l’essentiel, l’essence-du-ciel, cet amour qui nous dépasse et que nous pouvons manifester ou pas à travers nous.

Ce point est important, car c’est un piège de notre monde moderne. Nous courons après le temps, après les actions à effectuer, et nous en oublions l’essentiel : être auprès de notre enfant et, de la profondeur de notre être, laisser émerger l’amour de notre cœur vers notre enfant.

Et cela, ce n’est pas toujours évident…

Etre attaché à notre enfant : est-ce de l’amour ?

Nous pouvons croire aussi que l’attachement que nous avons envers notre enfant, c’est de l’amour. Cela en fait partie, l’attachement nous aide dans l’amour que nous pouvons lui porter, mais il peut y avoir de l’attachement sans qu’il y ait de l’amour véritable… Nous vivons avec nos enfants, ils sont issus de notre chair, les hormones aidant aussi un peu, nous sommes attachés à eux. Comme dans un couple qui ne partage plus grand-chose, mais qui par habitude et par attachement continue à vivre ensemble, alors que l’amour est absent. Nous pouvons être attaché à notre enfant, ressentir des liens forts de filiation, mais avoir beaucoup de mal à le supporter, et ne pas se sentir capable de l’aimer en vérité.

 

J’imagine qu’à ce point dans votre lecture de l’article, vous commencez peut-être à douter, ou à ressentir des désaccords. Je peux vous comprendre. Mais je continue…

Faire notre devoir de parent : est-ce de l’amour ?

Méfions-nous des apparences, des schémas habituels de ce que nous pensons être de l’amour. Nous essayons de remplir notre rôle de parent, de faire comme une bonne mère, un bon père devrait faire. « Il faut… Je dois… » Cela ne s’appelle pas de l’amour, mais du devoir.

Sous cet angle, nous pouvons tomber de haut et nous entendre dire à propos de nos enfants :

« Après tout ce que j’ai fait pour lui, c’est comme ça qu’il me remercie ?!… »

Eh oui ! Dans ce cas, nous avons agis par devoir, en pensant cocher les bonnes cases du parent méritant… mais là, nous sommes dans le ‘faire’ et non dans ‘l’être’. (Bien entendu, nous pouvons agir par devoir avec le cœur et la conscience remplis d’amour.)

Comme le dit si bien cette phrase tirée de la bible : « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. »1Co 12, 31 – 13

Nous pouvons gérer nos enfants d’une façon très efficace en apparence, mais s’il nous manque l’amour en le faisant, nos enfants seront assoiffés de l’essentiel, ce socle d’une solidité inébranlable : l’AMOUR.

 

Tout cela pour vous dire qu’il serait dommage de passer à côté de l’essentiel, car dans notre monde en mouvement, le temps passe vite, et nous remettons les choses souvent au lendemain. Nous sommes pris dans le tourbillon du quotidien, dans nos habitudes, dans la gestion… et nous pouvons en ‘oublier’ de dire à notre enfant que nous l’aimons, de lui faire sentir que l’amour circule à foison.

Osons voir ce qui nous bloque pour aimer notre enfant, et si rien ne nous bloque, osons intégrer dans notre vie l’habitude de répandre avec abondance l’amour profond et ressenti.

Les histoires familiales…

Certaines histoires familiales sont lourdes à porter. Certaines blessures ne sont pas pansées. Chaque enfant vient à un moment donné au milieu d’une famille où les parents ont chacun leurs défis à relever, leurs difficultés à dépasser, leurs forces et leurs faiblesses. Et l’enfant, sans le vouloir sciemment, appuie là où cela fait mal.

L’enfant renvoie le parent parfois à des blessures enfouies très lointaines et cela peut le blesser terriblement. L’enfant met le parent devant ses doutes, ses failles, ses manquements, ses peurs… Cet effet miroir peut être insupportable pour le parent. Et de façon inconsciente, on ne peut plus ‘voir cet enfant en peinture’, il nous ‘sort par les yeux’, il nous agace juste en étant là, ses mimiques peuvent nous insupporter, ou sa lenteur nous épuiser.

Alors, dans ce cas, nous restons dans une sorte de communication de surface avec cet enfant. Nous gérons… comme nous pouvons…

Dans ce cas, nous nous protégeons derrière la gestion de l’enfant, plutôt que rentrer dans un dialogue d’amour avec lui, car, là, nous serions obligés d’ouvrir notre cœur… Dans ce cas, nous nous protégeons derrière l’action, plutôt qu’ouvrir notre cœur à notre vulnérabilité… mais c’est pourtant là que se trouve l’amour.

Et dans ce cas, nous ne pouvons pas nous empêcher de distiller des petites phrases assassines, des regards méprisants, des remarques blessantes, des gestes inappropriés, des pensées négatives, des oublis, des évitements, des soupirs, des comparaisons… et comme nous nous sommes enfoncés dans ce système-là, nous ne laissons pas la possibilité de réconciliation, de pardon pour alléger les blessures…

Aimer au quotidien de façon consciente

Prenons conscience que nous devons instiller au quotidien de l’amour profond, pas de surface ou quelque chose déguisée en amour.

Comment est-ce que cela se fait ? De toutes les manières, mais avec cette intention profonde et pure de laisser couler l’amour.

Etre dans le moment présent, cet instant d’éternité, en vérité avec soi, avec l’autre EN CONSCIENCE : par du temps passé ensemble, par des petites actions bienveillantes, par le respect, par le toucher, mais surtout, par le regard qui en dit long… Plongeons nos yeux dans ceux de notre enfant, avec toute notre présence aimante, avec la conscience de l’amour inconditionnel, comme si nous contactions l’âme de notre enfant, comme si nous voyions au-delà de son enveloppe corporelle. Contactons cet être qui nous est donné d’élever avec le plus grand respect, avec la conscience supérieure du sacré, avec émerveillement et gratitude de voir la Vie se dérouler sous nos yeux. Humblement (car nous sommes faillibles !) mais en vérité, faisons passer le message à notre enfant que nous l’aimons sans conditions… et assurons-nous que le message est passé. Et dans la mesure du possible, soyons fidèles à cet amour…

Seul l’amour ouvre les portes de la vie, de la confiance en soi. En donnant ce socle indispensable à nos enfants, nous leur donnons l’essentiel pour avancer dans la vie !

N’ayons pas peur d’ouvrir notre cœur ! Ce n’est pas parce que nous n’avons pas reçu que nous ne pouvons pas donner et ouvrir notre cœur à l’amour réel.

0 réponses

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.