« Arrête de rêver, dans la vie il faut garder les pieds sur terre ! »

Est-ce que vous avez déjà entendu cette phrase des autres? Est-ce que vous avez déjà entendu une petite voix intérieure vous la murmurer ? …

Ah bon ? Il faudrait donc ne pas perdre son temps dans des rêveries de toute façon impossibles ? Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cela. Et voici quelques raisons…

  • Celui qui a conçu le château de Versailles a bien fait appel à son enfant intérieur, à la partie de lui-même qui sait rêver, à cette partie où tout est possible…

des dizaines de pièces en enfilade !, avec des peintures gigantesques au plafond !, avec dorures et marbres ici et là ! Il a fait appel à son ‘cerveau droit’ créateur, à cet imaginaire d’enfant pour émettre une idée de palais dans la démesure. Il s’est autorisé à rêver.

Ensuite, pour « garder les pieds sur terre », il a utilisé son ‘cerveau gauche’ organisateur, logique et planificateur pour rendre la chose possible. Tant de matériel, tant de main d’œuvre, tant d’artistes décorateurs, tant d’argent pour payer….

Dans la vie d’une personne ‘normale’ c’est la même chose. Nous devons nous autoriser à rêver, à rêver grand même !, pour nous laisser guider par l’appel profond tapis en notre cœur.

Nous avons tous des rêves. Nous ne voulons pas la plupart du temps nous les avouer car nous ne croyons pas que cela est possible. Nous manquons juste de foi, de responsabilité, de courage, d’actions… (cf les huit freins qui nous empêchent d’avancer dans la vie…)

Donc pour rendre un rêve possible, il faut commencer par s’autoriser à rêver. Ensuite il faut passer à l’action ‘les pieds sur terre’. C’est avec le va-et-vient entre notre côté créateur et notre côté logique que nous allons pouvoir voir nos rêves se réaliser.

  • Si nous ne rêvons pas c’est comme si nous mettions de côté la Vie, notre vie entre parenthèses.

Nous étouffons un élan créateur qui fait partie du propre de l’homme : créer. Et sans rêves, nous nions une partie de nous-mêmes.

Mais cette partie-là sait qu’elle doit faire sa place, sait qu’elle doit s’épanouir. Et si on ne l’écoute pas, cela peut se manifester de manières très diverses : burnout, déprime, vague à l’âme, aigreur, peurs, maladie …

Un jour ou l’autre, nous sommes stoppés sur notre chemin pour nous rappeler ce à quoi nous sommes appelés… donc écoutons ce que nous souffle notre cœur dans nos rêves, notre imagination…et osons !

  • N’avez-vous pas déjà élaboré des plans en famille par exemple, face à une très belle maison, un très beau lieu?

« Ah! et là, je mettrais la piscine, et là ce serait l’endroit du hamac, et nous aurions un jardinier…et là ce serait mon bureau avec la vue, et j’aurais une peinture XVIIIe… et là, la cuisine se terminerait en véranda… » et les enfants renchérissent « et là une table de ping-pong, et là une tour de guet… ».

Dans quel état est chacun quand on fait ce genre de ‘plans sur la comète’ ? En général, cela se fait dans une ambiance joyeuse, énergique où chacun donne son avis et y met son grain de sel.

Le fait de rêver nous permet de nous mettre tout simplement dans une dynamique, dans une énergie joyeuse.

Tout le temps que nous passons à rire, imaginer, créer, échafauder des merveilleuses idées, nous ne le passons pas à critiquer, à nous plaindre, ou à râler par exemple. Cela pourrait ressembler un peu à la thérapie du rire ou des pensées positives… Cela redonne de l’élan.

Pour cette raison, c’est important de rêver. Bien entendu, il ne faut pas tomber dans l’excès, c’est-à-dire la fuite dans le rêve, ce serait alors fuir sa vie. Ou bien dans le découragement et le défaitisme permanent de voir que rien n’est comme on le rêve… Toujours garder en tête l’équilibre rêve-réalité vu au point précédent.

  • Rêver, imaginer des solutions de sortie, des solutions heureuses à nos histoires, permet aussi de ne pas rester plombé par le négativisme de la situation.

Cela permet de garder de l’énergie pour garder espoir, mettre en œuvre des actions salutaires, rester confiant. C’est une façon de nourrir des pensées positives au lieu de noircir le tableau avec des scénarios catastrophe.

C’est aussi une façon de garder un meilleur moral et d’attirer à soi des meilleures opportunités. On rayonne quelque chose de lourd si on a affiché sur notre visage et dans notre cœur tristesse, découragement et ressentiment. On sera plus attirant si on dégage confiance chevillée au corps, endurance et clarté.

Donc ce n’est pas parce qu’on est adulte qu’il faut uniquement garder les pieds sur terre, parce que c’est la ‘dure réalité’, la seule qui compte! Il est important de se permettre de rêver, et de laisser le flux de la vie circuler par le rêve…

 

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