Comment arriver à lâcher prise ?

lacher prise

Lâcher prise! Lâchez prise! On entend ça à toutes les sauces… Mais en fait, comment fait-on ? Je vais vous partager dans cet article une réflexion qu’il s’agit de s’approprier pour mettre en route ce fameux lâcher…

Lutter rend plus difficile le lâcher prise

Lorsqu’une situation douloureuse se présente, nous avons en général le réflexe de nous refermer, de lutter, de résister. Quand nous nous faisons mal physiquement, nous nous crispons, ce qui accroît la sensation de souffrance. Les femmes qui accouchent sans péridurale en savent quelque chose, plus elles résistent au travail qui est en train de se faire, plus c’est douloureux. Au contraire, si elles vont dans le sens de la douleur, si elles acceptent de se laisser traverser par la douleur, si elles se détendent, cela se passe mieux…

Pour lâcher prise dans des situations plus subtiles, c’est un peu le même concept. Le plus souvent, nous nous accrochons à la situation, nous luttons, nous nous révoltons… Cela peut nous aider à certains moments pour avoir des sursauts, pour se mettre en marche, pour trouver l’énergie pour changer les choses… Mais ensuite, il ne faut pas se perdre dans les méandres de luttes intestines qui peuvent nous saper le moral et notre énergie. Donc il faut apprendre à ce moment-là à lâcher.

Pour cela, il faut se mettre dans le sens du torrent qui se déverse. On ne peut arrêter un torrent, mais on peut le dévier. Cette image est très simple, mais elle en dit long. Arrêtez-vous un instant pour y réfléchir. Combien de fois par jour essayez-vous d’arrêter un torrent??

« Encore de la pluie, ras le bol! »

« Mais pourquoi il m’a dit ça?! Je suis énervé… »

« Ca ne marche toujours pas… ! »

« Je me sens si seul… »

« Encore des ennuis, aujourd’hui je ne fais qu’accumuler… »

« Je suis si fatigué, j’ai un gros coup de barre…mais on m’attend… »

Dans ces situations, nous ne les acceptons pas, nous ne les lâchons pas, nous leur résistons… Nous avons ce réflexe la plupart du temps non réfléchi, presque subi, de contrer ce qui nous arrive.

Résister au lieu d’accepter

Jour après jour, c’est souvent cela qui se passe. Cela s’accumule… Et ensuite nous nous plaignons d’avoir mal au dos, au ventre ou les épaules crispées…!  Prenons conscience de toutes ces petites guerres intérieures que nous vivons au quotidien, tous ces torrents que nous essayons de stopper. Voyons aussi que cela nous fait du mal.

La première étape vers le lâcher prise consiste à accepter. Vous êtes triste, vous en avez marre, vous être frustré… acceptez de vivre cela. « ok, je ne me sens pas bien, j’accepte. »

Accepter, ce n’est pas renoncer, ce n’est pas abandonner la partie, ce n’est pas être d’accord avec la situation, c’est poser une action consciente de vivre ce qu’il y a à vivre. 

C’est aussi se mettre dans le flux de la vie et laisser la vie nous traverser. Vivre ses émotions, vivre ses sensations, vivre les situations. « cela me fait me sentir coupable, j’accepte ces quelques instants de vivre ma culpabilité pleinement… il y a des raisons à cela, que je connais ou pas, mais la culpabililté est là, je la laisse me traverser… », « ce rendez-vous me laisse frustré, je l’accepte et le vis comme tel… ».

Vivre dans l’instant présent

Quand tout cela est vécu dans l’instant présent et totalement , il est plus facile de véritablement lâcher pour passer à autre chose. « Maintenant, je vois au-delà de ce qui m’arrive; je ne juge pas; je sais que tout à sa raison d’être; je me détends et laisse circuler la vie en moi; je fais appel à ma sagesse intérieure pour me relier à un sentiment de paix, de douceur, de plénitude… »

Peut-être que cette phrase vous semble un peu naïve ou ‘bébête’, alors changez les mots… et gardez le concept! Il s’agit d’accepter la situation en déposant son fardeau en le vivant pleinement, puis de se tourner vers une attitude intérieure pleine de sagesse qui est capable de prendre du recul par rapport aux choses.

Et lorsque nous vivons des souffrances toutes simples ou très difficiles, physiques ou morales, nous en remettre à des sentiments ‘élevés’ tels que la paix, l’amour, ou la douceur par exemple, est une bonne ‘porte de sortie’. C’est cela la foi dans la vie. Malgré les embûches sur notre route, nous pouvons avoir confiance que même s’il y a de la souffrance ou de la gène, derrière toute difficulté se trouve une libération, une occasion de transformation.

C’est une façon de voir les choses avec grande sagesse, comme un parent qui sait que son petit enfant qui tombe, saura marcher. Ce n’est pas parce qu’il tombe sans cesse qu’il va échouer. Le parent, au-delà de ce qu’il voit (les chutes) sait que son enfant va marcher. Il peut donc être dans la joie, la confiance, ou la paix car même si il constate l’échec, il a foi en son enfant, en la vie.

Donc, dans ce processus de lâcher prise, nous pouvons, après avoir accepté que ce que nous vivons est désagréable, nous relier à des sentiments de plénitude pour nourrir notre foi dans la vie. « Je ne sais pas où cela va me mener, mais je me berce de sentiments et ressentis agréables car j’ai l’intention de laisser la vie couler en moi; j’ai confiance que ce qui arrive à sa raison d’être; j’ai foi que ‘l’histoire va bien se terminer’; je peux dès à présent cultiver des sentiments de paix… »

Je rajoute, que souvent dans le développement personnel, l’étape de l’acceptation et de se laisser traverser par ce qui nous arrive est souvent ignorée ou trop rapidement classée, or elle est cruciale. Cette étape peut être plus ou moins longue, douloureuse ou éprouvante, mais ô combien salvatrice. Ne brûlons pas les étapes! Ecoutons ce que la vie nous souffle… pour aller à l’essentiel.

0 réponses

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.