Comment prendre une décision?

Il nous arrive tous d’être face à un choix à faire et de tergiverser, de ne pas trop savoir s’il vaut mieux accepter ou décliner, y aller (ou pas), faire ou ne pas faire…

Quelle décision ? Quel choix ? Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je devrais faire ? Qu’est-ce qu’il vaut mieux ?

Alors les plus rationnels vont poser le pour et le contre, les arguments en faveur de la chose et les arguments contre…trois raisons valables à droite et trois raisons valables à gauche… qu’est-ce qui ‘pèse’ le plus lourd ?….

Et les plus sensibles vont se mesurer par rapport à la peur, aux émotions… « Si je vais par-là, il y a des risques…on ne sait jamais… » et vont vite être rattrapé par le mental, par il « il faudrait que, je devrais faire, il vaut mieux que… ».

Souvent quand nous ne savons pas prendre notre décision, nous demandons aux autres ce qu’ils en pensent. « Qu’est-ce que tu ferais à ma place ?… »

Ce n’est pas une mauvaise chose, les autres ne font que nous renvoyer une solution possible, leur point de vue, mais il ne faudrait pas tomber dans le piège de faire ce qu’on nous a suggéré sans discernement.

Alors comment faire ? Quelle est la ‘technique’ ?

  • La première chose est de savoir que c’est nous qui avons la réponse. Elle est à l’intérieur de nous.

Si la réponse nous est soufflée par quelqu’un de l’extérieur, cette personne a juste mis les mots sur une façon de voir les choses et cela a résonné en nous, cela est juste venu réveiller quelque chose que nous savions en fait déjà inconsciemment. Et là souvent nous pouvons nous dire « mais oui bien sûr, c’est ça qu’il faut que je fasse ».

Si nous sommes seul face à une décision, nous allons donc plonger à l’intérieur de nous en nous posant des questions pour éclaircir les choses.

Mais ces questions vont avoir comme but de différencier ce qui est mental de ce qui est profond, du cœur.

  • Donc le deuxième point, est de savoir reconnaître ce qui est mental et ce qui vient du cœur profond.

Nous devons repérer ce qui nous fait hésiter.

Le mental va nous dire ce qu’il faut faire, ce que nous devrions faire, ce qu’il faudrait en penser… il va éveiller en nous des peurs… nos fausses croyances vont revenir au galop… le sens du devoir et les habitudes sont conservées comme des valeurs sûres…

« il faut bien que je rende service sinon qui le fera… », « si je fais ça, que vont penser les autres ?… », « je ne peux quand même pas lui faire ça… », « je n’ai jamais été faite pour ça… », « ça n’a jamais été possible donc ce pas aujourd’hui que ce le sera… », « J’ai peur que si je fais ça je ne m’en sortirai pas… », « J’ai toujours passé mes vacances avec … ils ne vont pas comprendre si je change… », « J’aimerais m’inscrire, mais c’est compliqué… »

Ce qui nous vient du cœur nous parle un autre langage :

« Je ressens… », « je me sens bien juste à y penser… », « cela me touche… », « mon intuition me dit… », « cela me fait vibrer… », « je sens que c’est juste pour moi… », « je sens que cela m’appelle, c’est tout »

 

Un exemple : J’ai une année, fait du théâtre, ce qui m’a beaucoup plu. A la rentrée, la deuxième année, notre professeur nous a présenté un projet pour l’année, très riche. Il était question de plusieurs représentations importantes en fin d’année, de rencontres intenses et régulières, d’un travail profond de présence sur scène…bref, une vraie aventure humaine.

Quand je me posais la question de façon mentale, de savoir si j’étais prête à m’engager, tout me disait « oui ». Ce serait intéressant, cela permettait de progresser, un vrai challenge sur scène, une aventure avec les autres….même s’il y avait aussi des points négatifs comme les horaires, le travail…

Quand je me posais la question de façon profonde, avec le cœur, « je ne le sentais pas ». Ce n’était pas le moment pour moi. Je me respectais plus en ne m’engageant pas.

Ce n’était logiquement pas la bonne réponse, mais c’était la bonne réponse pour moi à ce moment-là.

 

  • Le troisième point c’est apprendre à s’écouter, se respecter.

Souvent nous prenons nos décisions en fonction de ce que vont penser les autres, en fonction de ce que nous exigeons de nous-même, en fonction de choses extérieures à nous.

Nous devons apprendre à écouter ce que nous dit notre cœur, à nous écouter. Et ce n’est pas de l’égoïsme. Nous nous sentirons mieux dans nos décisions si nous sommes en accord avec nous-même de façon profonde. En étant bien dans « nos baskets », nous serons mieux pour les autres.

Et même dans des décisions où les autres ne font pas de pression, nous devons aiguiser notre ressenti pour prendre la bonne décision pour nous.

Soit oser sortir des sentiers battus et aller à la découverte, soit oser dire non pour écouter un besoin de se recentrer, de se respecter…

 

  • Le quatrième point est donc de trouver la solution au plus profond de soi parfois hors de toute considération logique.

Car nous ne sommes pas notre mental. Il est à notre service bien sûr, il nous prévient des dangers, nous aide à nous organiser, mais ce n’est pas lui qui doit en permanence nous guider. Nous sommes bien plus que notre mental. C’est donc au fond de nous que nous trouvons les réponses.

Alors comment savoir dans ce magma de réflexions ?…

  • Concrètement:

A chaque question que vous allez vous poser à propos de la décision à prendre pour essayer d’y voir plus clair, vous allez écouter comment vous vous sentez.  

Si vous vous sentez bien c’est que c’est juste pour vous.

Si vous sentez que ça coince, que vous êtes frustré, mal, épuisé à l’idée de…c’est que ce n’est pas juste.

Votre ressenti est votre baromètre.

Attention, cela ne veut pas dire que la décision que vous prenez ne vous demandera pas d’efforts ou de travail, de dépassement ou de persévérance… et que ce sera facile puisque vous le « sentez bien ».

Cela veut simplement vous guider pour que vous soyez plus en accord avec vous-même, plus en unité, plus centré, plus en lien avec qui vous êtes profondément dans le respect, le bien-être et la paix.

Parfois cela prend un peu de temps, mais en restant bien à l’écoute, on obtient sa réponse…

2 réponses
  1. Patricia Govare
    Patricia Govare dit :

    Bonjour Aude
    J’ai adoré votre article sur « comment prendre une decision » ! Il tombe à un moment très important pour moi et mille mercis car grâce à vous, une fois de plus, vous m’avez beaucoup aidée et apaisée dans un moment difficile.
    Très cordialement

    Répondre

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