Comment s’occuper de nos émotions?

En observant la nature ou la nature humaine, on apprend beaucoup. C’est en faisant face à une crise banale avec ma fille de 8 ans, que j’ai compris encore un peu plus une vraie leçon de vie pour gérer nos émotions en tant qu’adulte.

Situation classique que vous connaissez peut-être : Elle n’était pas contente la semaine dernière après une petite remarque de ma part. Elle s’est braquée et est partie en boudant dans sa chambre. Rien à faire, rien à en tirer! La situation était bloquée. Et puis, au bout d’un moment…. les tensions sont ‘redescendues’ et enfin, j’ai pu l’aborder et même discuter avec elle et revenir à une fluidité normale de l’amour circulant entre nous. Cela vous dit quelque chose? ?

Décortiquons un peu cela.

Exemple d’enfant

  • Un évènement survient qui provoque une émotion (désagréable). L’enfant est complètement débordé par ces émotions et ne peut plus rien entendre (c’est normal, c’est physiologique, ne lui jettons pas la pierre. Son système de contrôle n’est pas encore mature et il ne peut pas réguler ses émotions aisément. Ne lui collons pas une étiquette de ‘capricieux‘ ou de ‘tête de mule’, nous sommes alors hors sujet, à côté de la plaque…).
  • Il lui faut alors s’isoler pour faire face à lui-même et se vider de ses émotions. L’enfant part, claque la porte, boude. Il se coupe de la relation avec l’extérieur, avec l’amour parental, avec la communication.
  • Et après un certain temps d’alchimie intérieure, il se sent plus serein et prêt à revenir dans le monde. Il est plus enclin à renouer avec l’amour, la communication et la relation SI, bien entendu, nous savons l’aborder avec tact et respect.

Quand nous avons nous aussi des émotions ou ressentis qui surgissent dans notre quotidien, nous pouvons suivre ce même processus.

Exemple d’adulte

  • Il ne faut pas nous en vouloir de ressentir telle ou telle émotion, ou de nous sentir tout simplement ‘pas bien’, ‘déboussolé’, frustré. Ne culpabilisons pas, cela fait partie de notre façon de fonctionner; ce n’est ni bien ni mal; il y a des raisons de nous sentir comme cela; acceptons notre vulnérabilité sans jugement. Une émotions a toujours sa raison d’être. Elle elle là pour nous indiquer quelque chose, c’est un signal.
    Notre essence profonde est la Vie, l’énergie d’Amour. Dès que nous ne sommes plus alignés corps-coeur-esprit, nous perdons un peu plus ce contact avec cette énergie d’amour et donc nos émotions nous l’indiquent. Nous ne nous sentons pas très bien… (Pour en savoir plus, n’hésitez pas à commander mon livre : Le pouvoir des émotions.)
  • Il nous faut du temps pour nous libérer de ce ressenti inconfortable. Et pour cela, il nous faut nous isoler, il nous faut faire face à nous-même comme l’enfant qui va bouder dans son coin. Ne nions pas ce qui est, ne faisons pas l’autruche, ne tirons pas le rideau… sinon, nous ne faisons que remplir une ‘valise’ de plus qui sera de plus en plus lourde à tirer et qui un jour éclatera….  Traverser ses émotions est un passage parfois difficile, douloureux, mais essentiel. Cela peut être vécu comme une traversée du désert, mais nous ne pouvons en faire l’économie et c’est à nous de faire le chemin; personne d’autre ne peut faire cette alchime intérieure à notre place. C’est sans doute pour cela que l’enfant s’isole au moment du pic d’émotion. Il ‘sait’ qu’il doit être SEUL pour laisser partir l’émotion.
    Et pendant ce temps-là, nous sommes coupé de l’Amour d’une certaine façon puisque nous avons perdu l’alignement avec notre essence, comme l’enfant qui se coupe de l’amour parental momentanément et qui ne peut encore l’accepter lorsqu’il doit traverser son émotion. C’esst d’ailleurs pour cela que c’est difficile, loin de l’amour, il fait froid!
  • Ensuite, lorsque cette phase est correctement vécue, nous pouvons alors faire la paix avec nous-même et réintroduire cet Amour en nous pour nous apaiser et nous relier avec les autres. Alors nous sommes prêts à sortir de notre coquille et à accepter la Vie pour continuer notre journée.

Loin de la pensée positive

Petite remarque en passant: ce processus montre bien que la course permanente à la pensée positive très en vogue aujourd’hui est vaine. Cela va à l’encontre d’un processus naturel qui suit même la physiologie. La pensée positive a du bon bien sûr! Mais il faut savoir s’en servir à bon escient. Toutes les situations ne le permettent pas. Il faut savoir faire le plongeon dans nos émotions même si cela est désagréable pour nous en libérer vraiment. Cela aussi est inscrit dans la nature par exemple : le printemps après l’hiver, le jour après la nuit…

Alors accueillons ce qui nous traverse et laissons faire le processus. Ne faisons pas entrave à la fluidité de la Vie!

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