comment lâcher prise

Faire face à l’impatience : quand les choses n’avancent pas dans sa vie…

L’impatience : on voudrait toujours que cela aille plus vite! Obtenir des résultats rapidement, sortir de l’inconfort, avoir des réponses… Mais la vie nous semble parfois sourde à nos appels, lente à décoller, monotone dans ce qu’elle nous sert.

Nous sommes parfois comme une souris en train de s’évertuer à vouloir grimper sur les parois lisses et impraticables d’une profonde casserole… Ou bien nous sommes carrément à l’arrêt devant ce mur infranchissable, subissant les jours et les nuits de notre vie…

Nous faisons tous face à ces phases à certains moments de notre vie. Quand j’accompagne des personnes en individuel, c’est une problématique qui revient très souvent. Personnellement, je la connais bien aussi!

Apprentissage de la patience

La vie semble être un apprentissage de la patience, un dépouillement, un appel vers le lâcher de notre ego qui veut tout contrôler.

Dans cet article, je souhaite compléter un peu l’article que j’ai écrit il y peu : Quand on a l’impression de faire du surplace dans sa vie, où j’explique comment reprendre le chemin de l’action. Mais il n’y a pas que cela.

Nous devons accepter que les choses ne soient pas immédiates comme lorsque nous faisons une commande sur internet en quelques clics instantanés. Il nous faut du temps pour intégrer les leçons, pour nous débarrasser de certaines pollutions physiques ou mentales, pour récupérer après des remous. Laissons-nous modeler par la vie. La vie ne se réduit pas juste à ce que nous voyons ou touchons. Il se passe des choses hors de notre vue sur un plan plus subtile mais bien réel. Il faut du temps pour que l’alchimie se fasse à l’intérieur de nous et pour que cela s’exprime concrètement dans notre vie.

Soyons humbles devant la Vie

Regardons humblement la Vie, notre vie, et rendons-nous à l’évidence que tout cela nous dépasse. Nous sommes à la fois créateur de notre vie et observateur contemplatif de cette vie qui nous est donnée de vivre.

Acceptons de ne pas tout saisir et comprendre. Et remettons-nous en à la Vie, qui apparemment sait très bien ce qu’elle fait depuis des siècles! Il n’y a qu’à regarder la nature pour comprendre le côté extra-ordinaire de la vie.

Et donc, dans nos moments d’égarements, de solitude, de vide, nous pouvons doucement nous réapprivoiser nos actions pour avancer, comme je le décris dans l’article quand on traverse le désert. Mais il est aussi important de nous mettre dans une attitude intérieure d’humilité, de confiance et de sagesse intérieure: s’en remettre à la Vie qui nous porte.

Développer sa sagesse intérieure

Nous devons faire entrer dans notre vie de la sagesse spirituelle et la vivre au quotidien. Sans cela, nous restons au raz des paquerettes, à la hauteur de tous nos problèmes, la tête dans le guidon, et n’arrivons pas à vivre plus sereinement ce qui se présente dans notre vie.

Nous devons élever notre coeur et notre conscience, développer notre foi dans la vie. Je vous en parle longuement dans mon livre « Le pouvoir des émotions ».

Nous sommes souvent dans un schéma ou dans des prières comme ceci : « Je veux ! Je veux! Je veux!… », « J’ai intérêt à obtenir ça… Vite que je sorte de ce problème… Il faut absolument que mon fils réussisse son examen…Il me faut guérir de ma maladie… Il me faut ce poste… Mon Dieu, fais que cela n’arrive pas… » C’est très bien d’avoir des désirs et de faire ce qu’il faut pour essayer de les concrétiser si cela a du sens pour nous. Mais quand les choses ne se présentent pas comme nous le souhaitons ou quand nous le voulons, nous sommes frustrés.

Il nous est parfois difficile de lâcher nos attentes, de prendre de la hauteur, et de reconnaître que nous ne pouvons avoir prise sur tout. C’est pourtant fondamental de laisser notre ego de côté et de nous en remettre à la Vie. D’ailleurs, quand on s’ouvre à elle, elle nous donne au-delà de ce que nous avions prévu…

Demander spirituellement

S’en remettre à plus grand que soi selon ses croyances (Dieu, la lumière, l’univers, l’amour, la nature…) est un acte d’une puissance infinie pour notre vie. Cette méchanique de la Vie qui nous dépasse tant a peut-être quelque chose à nous apprendre, a peut-être son mot à dire dans nos décisions quotidiennes même les plus banales. Et cette Vie a peut-être quelque chose à nous proposer de plus sage et plus puissant pour nous que les élucubrations de notre égo qui ne voit qu’un infime petit bout de notre existence et qui ne veut rien lâcher…

Comment? En posant une intention consciente : « peut-être que finalement la Vie, l’univers, Dieu, ma bonne étoile… sait mieux ce qu’il me faut aujourd’hui. Et donc pour une fois je tais mon mental, mets mes demandes de côté (l’univers les connait mes demandes! Je lui dis sans arrêt en râlant ou en pleurant… ), et demande qu’il me soit donné le meilleur pour les autres et moi-même. Je lâche et je confie ce qui me dépasse. Je fais ma part et je laisse la Vie se charger du reste. La vie me porte.  »

Il est bon de sentir qu’on ne peut pas tout faire. Il est bon de s’en remettre à la magie de la vie qui, le moment venu, se manifestera si nous sommes prêts et ouverts. Il faut de-man-der! Dans toutes les traditions religieuses la prière est centrale. N’ayons pas peur de demander et de lâcher aussitôt sachant que la vie va répondre. C’est un acte de foi. Mais c’est quelque chose qu’on omet souvent. On n’y pense pas toujours. C’est pourtant simple et gratuit.

Posons nos intentions dans cet état d’esprit d’absence de contrôle. Quoi qu’il arrive, ce sera parfait. Tout est parfait dans l’imparfait.

Donc dans nos moments de flottement, demandons d’être éclairé. Point. Et lâchons, la vie s’en occupe…

En revanche, soyons attentifs aux signes, coincidences, synchronicités qui vont se manifester dans notre vie. Soyons l’esprit ouvert et conscient.

Toutes les difficultés sur notre chemin sont des obstacles à franchir dans la bonne direction. Ils sont nécessaires pour grandir en conscience. Ce sont des passages pour nous permettre de franchir des étapes, pour nous permettre d’ouvrir encore un peu plus notre coeur, pour nous libérer un peu plus.

Prenons de la hauteur. N’ayons pas une lecture banale de ce qui arrive : douleur = mal, plaisir = bien. Non, ce n’est pas comme cela que ça se passe. Qui sommes-nous pour décider que ce qui arrive dans notre vie est ‘bien’ ou ‘mal’? Cela peut être douloureux, mais pas ‘mal’. Ce sont des traversées difficiles peut-être, mais elles ont un sens. Ce sens nous est peut-être incompréhensible, nous devons lâcher cela aussi. La vie est un mystère, nous n’avons pas toutes les réponses. Mais nous pouvons nous laisser modeler par elle et avancer avec plus de sagesse et recul. Cela n’est possible que si nous acceptons de lâcher et de nous ouvrir.

Faisons appel à notre sagesse intérieure pour en être convaincus.

Les moments de creux dans notre vie ne sont pas vides.

Lorsque nous avons soif de grandir et d’évoluer, quand nous avons l’impression d’être dans une période de « creux », cela ne veut pas dire qu’il ne se passe rien en nous.

Quand nous avons l’impression de faire du surplace, c’est un hiver que nous vivons. L’hiver sous nos latitudes, est un passage indispensable pour la nature qui récupère des moissons de l’été et l’automne, et qui se prépare au printemps. Les passages de ‘creux’ dans nos vies, sont indispensables pour nous re-créer et pour préparer la suite. Acceptons de traverser cela sans précipitation avec la sagesse du maître qui sait qu’il y a quelque chose de spécial qui attend son élève à la sortie du désert.

Donc dans ces moments de flottement, cultivons cet état d’esprit.

Trouvons un juste équilibre entre action et laisser-faire, entre réflexion et pause mentale, entre accueil confiant et dépassement de soi actif…

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