« Merci beaucoup, c’est très gentil, mais ça va aller. Je vais me débrouiller. »

estime de soi et respect des autres

L’autre jour, en rentrant dans l’entrée de mon immeuble, chargée de plusieurs sacs de courses, mon voisin du premier étage me propose gentiment son aide pour monter mon chargement. (J’habite au 3ème étage sans ascenseur). Je suis très touchée par sa proposition, mais je me vois lui répondre : « Merci beaucoup, c’est très gentil, mais cela va aller. Je vais le faire. »

Pourquoi est-ce que j’écris un article sur cette situation, au premier abord, insignifiante ?

Je souhaitais vous partager plusieurs réflexions que je me suis faites et qui me semblent intéressantes.

 

En répondant à ce monsieur que je n’ai pas besoin de son aide et que je vais m’en sortir seule, qu’est-ce que cela veut dire ??

J’ai exploré plusieurs pistes parmi tant d’autres :

Est-ce que je cherche à prouver que je suis une « wonder woman », qui sait tout faire : travailler, élever ses enfants, être femme, être mère, être jolie, sourire, être au courant de l’actualité, tenir sa maison, faire des bons repas, faire du sport… qui sait tout faire, et en plus, qui n’a besoin de personne pour monter ses courses, car je fais ça aussi !? …

Est-ce que je cherche à lui montrer que je suis aussi suffisamment forte physiquement pour le faire ? Est-ce par fierté ? Je veux montrer que nous les femmes, nous sommes débrouillardes et capables, pas de « petites natures chochottes » ?…

Est-ce que je refuse pour ne pas le déranger ? Par discrétion ? Ou parce que je ne me sens pas digne d’être aidée ? Je ne le mérite pas ? J’ai toujours appris à m’effacer ?…

Est-ce que j’ai du mal à accepter de l’aide des autres de manière générale ? Je n’ose pas accepter ?…

Est-ce que je réponds par réflexe ou automatisme ? Est-ce une habitude d’être dans le refus, le « non », la négation ?…

Vous voyez qu’il y a matière à réflexion juste avec ces quelques questions !

 

Une des pistes que je souhaite vous partager aujourd’hui est la suivante :

On peut déplorer que, « de nos jours », on ne vous laisse pas de place pour s’asseoir dans les transports en commun alors que vous portez votre enfant dans les bras…

On peut s’offusquer qu’on ne vous tienne pas la porte dans le métro ou ailleurs, ou, encore plus rare, qu’un homme ne vous laisse pas passer avant lui ou ne vous tienne une chaise pour vous asseoir avant lui à une table, la galanterie « à la française » bien connue dans le monde entier …mais aujourd’hui presque invisible dans notre société….

On peut s’indigner que dans notre société c’est souvent « chacun pour soi » et que rares sont les occasions où on reçoit de l’aide ou des égards en tant que femme…

On peut dire que les choses se perdent… On peut regretter le « bon vieux temps » où il existait encore des « manières » dans notre société… et continuer à se plaindre et s’indigner

 

Mais ne sommes-nous pas en partie un peu responsable ?

Combien de femmes refusent gentiment, comme moi dans l’exemple ci-dessus, l’aide que leur proposent les hommes ?

Nous pouvons faire l’hypothèse que si nous n’acceptons pas tout simplement cette offre de service, nous participons au fait que ces derniers risquent à la longue de ne plus nous proposer d’aide.

Résultat, nous nous plaignons de quelque chose auquel nous participons activement !… Prenons conscience de notre attitude et, en fonction des circonstances, adaptons notre position. Si nous souhaitons que les autres soient ouverts, nous acceptent et nous respectent en tant que femme, commençons nous-mêmes à accueillir !

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