Cessez d'être gentil soyez vrai

Nos besoins ont plus besoin d’être reconnus que satisfaits.

Je vous partage un extrait du livre de Thomas d’Ansembourg, Cessez d’être gentil soyez vrai ! Être avec les autres en restant soi-même (DVD inclus)
que je trouve très explicite et intéressant.

«  Une femme directrice de crèche, (…) observe le comportement d’une jeune assistante qui tente de calmer une petite fille qui venait d’être déposée là pour la première fois par sa mère. La petite fille est en larmes et la jeune assistante essaye par tous les moyens classiques de « résoudre » le problème.

« Première attitude.

« Mais non, ma petite fille, tu n’es pas triste. C’est très amusant d’être ici, tu vas voir. » Déni du sentiment de l’autre : son sentiment est vécu comme dérangeant parce que nous nous sentons impuissants à « faire quelque chose », aussi nous le nions.

« Deuxième attitude.

« Mais tu ne devrais pas être triste, il y a beaucoup de petites filles qui n’ont pas la chance que tu as d’être dans une si belle crèche avec d’aussi beaux jouets… » Culpabilisation ! Nous lui reprochons de vivre ce qu’elle vit, d’être ce qu’elle est à ce moment-là. Nous lui faisons entendre que son sentiment est une erreur et qu’elle a tort d’être triste. Nous l’invitons donc à douter cde ce qu’elle ressent ou à l’étouffer pour s’intégrer !

« Troisième attitude.

« J’en ai assez de tes cris, tu es vraiment difficile. Je te laisse et je reviendrai quand tu seras plus gentille. » Jugement et colère manipulatrice.

« Voyant cela, la directrice propose à la jeune assistante de s’occuper elle-même de la petite fille qui continue à pleurer de plus belle, assise par terre. Elle s’approche, s’agenouille à côté de l’enfant et lui dit :

« Ma petite fille, tu es vraiment très triste, là maintenant ? (Sentiment)

  • Oui, répond la petite fille en sanglotant.
  • Tu es triste et très fâchée aussi, non ? (Sentiment)
  • Oui, dit la petite fille en reniflant.
  • Tu aurais bien voulu rester avec ta maman ce matin ! (Besoin)
  • Oui, dit la petite fille en soupirant.

Et la directrice soupire aussi en la regardant avec compassion, puis elle lui propose :

« Veux-tu venir jouer avec moi maintenant ?

  • D’accord, dit l’enfant.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? La petite fille qui se sentait si seule et abandonnée, s’est sentie rejointe et comprise : « Ah, il y a enfin un adulte qui me comprend ici et qui ne me raconte pas de balivernes ! J’existe enfin ici, donc je veux bien aller jouer . »

La directrice savait qu’écouter le besoin de l’autre le soulage de sa frustration et ne rend pas pour autant responsable de le satisfaire. C’est cette conscience qui lui permet de propose le besoin « Tu aurais bien voulu rester avec ta maman ce matin », sans craindre d’aggraver les choses en retournant le fer dans la plaie, ni de devoir y répondre en rappelant la mère.

Cet exemple nous renseigne à nouveau sur le fait qu’il n’y a souvent rien à faire, juste à être, être là et que cela ne prend pas forcément beaucoup de temps. »

 

Finalement, cet exemple et ces clarifications de Thomas d’Ansembourg nous montre qu’au-delà des formes et de la technique pour être dans l’empathie, que derrière les mots, il y a une profonde humanité et un profond respect à accueillir l’autre dans sa réalité.

L’enfant sent quand on est dans le cœur et totalement à l’écoute sans jugement. Dans ce cas il se sent reconnu, en sécurité et non jugé. Il peut alors de développer et croître en toute confiance…

 

1 réponse
  1. Ségolène
    Ségolène dit :

    Bonjour,
    Merci !
    C’est tellement vrai.
    Merci pour vos articles, qui aident sûrement beaucoup de mamans. Tous mes encouragements.
    Ségolène

    Répondre

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