Quand les autres nous agacent…

les autres agacent

Voir chez les autres des comportements agaçants ou attitudes difficiles à supporter, nous révèle bien des choses sur nous-même… 

Certaines personnes nous agaçent.

Nous faisons tous l’expérience d’être agacé, énervé, ou choqué par des comportements de certaines personnes.  Cela peut être des personnes proches comme notre conjoint, nos enfants, ou notre famille… ou de notre entourage moins proche comme des collègues de travail, des amis… ou même des personnes que l’on ne connaît pas personnellement comme des personnalités, des célébrités etc…

« Ah lui ! Je ne peux pas le sentir…il est sans gêne…et quel coq !»

« Ma fille a cette manie de me répondre ! … »

« Je ne supporte pas sa manière de parler et d’avoir toujours raison. »

« Ce qu’il peut être tatillon parfois ! »

« Ah mais elle ! Elle est toujours débordée…jamais un moment pour t’écouter… »

« Elle se plaint en permanence !… »

« Il est d’une inertie !…Quand est-ce qu’il va prendre ses responsabilités ?! »

Les autres sont notre miroir.

Nous pouvons remarquer que ces appréciations sont personnelles, car elles ne sont pas toujours partagées par notre voisin. Il arrive couramment que quand une personne nous agace au plus haut point et que nous en faisons la remarque à notre voisin, il ne semble pas aussi touché que nous.

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Pourquoi sommes-nous tant touchés par certains comportements, alors que cela ne semble pas toujours gêner les autres de la même manière ?

De façon générale, les autres sont comme un miroir pour nous. Ils sont un excellent révélateur de ce que nous sommes dans nos ombres et dans nos lumières.

Quand nous ne supportons pas quelque chose chez quelqu’un, il se passe un phénomène de résonnance entre lui et soi. C’est-à-dire qu’il y a quelque chose chez cette personne qui entre en résonnance avec soi. Les comportements ou attitudes que nous déplorons chez cette personne entrent en résonnance avec ces mêmes comportements présents chez nous aussi, dont nous n’avons pas toujours conscience.

Les autres sont agaçants : exemple

Par exemple, supposons que nous ne supportons pas le désordre des untels. « Comment font-ils pour vivre dans un tel capharnaüm ?!  Chaque fois qu’on va chez eux, il y en a partout…c’est tout juste si on ne se prend pas les pieds dans quelque chose…rien n’est mis en valeur tant il y a d’objets, le meilleur côtoie le pire, et dans la cuisine, n’en parlons pas !… »

Certaines personnes sont à peu près insensibles à cela. Cela leur est égal ou ils n’apprécient pas, mais n’en font pas grand cas. Et si on leur pose la question, ils répondent que ces amis sont effectivement un peu bohèmes, mais cela s’arrête là.

Mais si nous sommes très agacés. « Tu te rends compte !…quand même !..etc… » Nous pouvons nous poser une question : qu’est-ce que cela vient toucher chez nous?

Soit, nous sommes aussi un peu « foutoirs », et nous ne nous en rendons pas compte. C’est l’histoire de la paille et de la poutre…

Soit, nous sommes « rangés », mais nous n’avons pas encore conscience que le fait d’être désordonné fait partie de nous. Il n’est pas forcément exprimé. C’est-à-dire qu’il y a une partie de nous qui résiste ou qui s’interdit le désordre.

Si nous ne voulons plus être à ce point touché par ce comportement que nous percevons chez les autres, nous devons accepter cela comme faisant partie de nous, comme faisant partie de notre réalité.

Peut-être que nous résistons très fort pour ne pas être « désordre ». Ou bien nous nous interdisons le désordre car on nous a appris que c’était mal, pas correct, mal vu etc…mais que cela existe chez nous.

Peut-être que nous nous sommes dompté pour surtout ne rien laisser trainer et être d’un ordre irréprochable, mais qu’au fond de nous, ces personnes « foutoirs » nous interpellent par la liberté qu’ils prennent de vivre comme ils l’entendent indépendamment de tout regard extérieur…Peut-être que cela nous plairait de vivre comme cela…Peut-être que nous pouvons nous autoriser à relâcher un peu la bride…

Reconnaître et accepter avec humilité

C’est vrai que cela demande parfois beaucoup d’humilité de voir nos ombres et de les apprivoiser ! C’est parfois décapant et déroutant… Difficile d’accepter de voir sa propre « boue » alors qu’on ne la supporte pas chez l’autre… Mais une fois que nous avons pris conscience de notre réalité intérieure et que nous nous l’acceptons totalement, nous allons voir que nous n’allons plus réagir de la même façon. C’est un vrai chemin de connaissance de soi et d’humilité, et aussi de tolérance…. C’est aussi apprendre à s’aimer tel que l’on est.

La bonne nouvelle est que ce phénomène de résonnance marche aussi pour tout comportement agréable. Chaque fois que nous sommes interpellé par quelque chose  de plaisant, ou qui nous touche profondément chez une personne, c’est que cela résonne avec quelque chose présent chez nous aussi !

Par exemple, si nous sommes particulièrement touché par une personne qui s’exprime avec tant de douceur et de chaleur à l’égard des uns et des autres, c’est que avons aussi en nous cette fibre. Soit elle est déjà présente et visible, soit nous pouvons nous autoriser à la laisser éclore pour qu’elle se développe. Ce n’est donc pas la peine d’envier chez cette personne quelque chose que nous avons déjà… nous pouvons tout simplement mettre cela à jour ou prendre tout simplement conscience que nous sommes comme cela aussi…

Repérer ces phénomènes de résonnance est un formidable outil de connaissance de soi. Parfois le décodage n’est pas évident et subtile !

Si nous voulons mieux nous connaître et avancer dans la vie, observons les autres et ayons l’humilité d’ouvrir les yeux et notre cœur…

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