Que nous enseigne le mot ‘crise’?

accepter le changement

C’est intéressant de connaître l’étymologie du mot crise pour savoir mieux gérer la crise. Il y a derrière sa signification, une vraie leçon de vie. 

Comprendre pour sortir de la crise.

Que se passe-t-il quand survient une crise ? Il semble qu’on arrive à un point où tout éclate ou explose, où tout est chamboulé… Que ce soit pour une crise de foie, une crise de stress, une crise de colère, ou une crise économique, la manifestation de cette crise semble indiquer qu’il y a quelque chose dans le rouage de fonctionnement, qui n’est pas ou plus adapté. On arrive à un trop plein de quelque chose, cela se manifeste par une crise et cela nous invite à envisager les choses autrement si on ne veut pas que cela se reproduise encore ou parfois même plus fortement…

En préparant mes ateliers de gestion du stress, j’ai cherché l’étymologie du mot crise. En chinois, le mot crise serait composé de deux caractères dont l’un veut dire « opportunité ».

Le latin « crisis » signifie pour Sénèque, un ‘assaut de la nature’, venant du grec « krisis » qui est ‘l’action ou la faculté de distinguer’. On trouve à l’origine une racine indo européenne « krei » qui contient des notions de juger, de passer au tamis, de séparer, de distinguer et de couper… Je ne suis pas linguiste ni spécialiste en la matière, mais cela me suffit pour faire des liens que je trouve pertinents avec le mot crise qu’on emploi couramment aujourd’hui.

Il est intéressant de voir que la crise n’est pas une « fatalité » en soi, ou quelque chose de d’uniquement douloureux et négatif. Ces significations d’Asie ou d’Europe, nous ouvrent le champ. On entr’aperçoit une possibilité de résolution, d’apaisement, de compréhension.

Quand on passe au tamis, on fait le tri. En cas de crise, on peut effectivement faire le bilan, voir ce qui va et ce qui ne convient pas. On comprend alors ces notions de séparer, distinguer, juger. Il y a aussi cette notion de couper. Après avoir fait le tri, on peut couper avec les choses qui ont amené à la crise. En s’adaptant aux réalités nouvelles, on peut laisser de côté certaines habitudes, certains schémas, certaines croyances. Tout ce discernement nous permet de saisir l’opportunité que la situation nous présente pour retrouver un nouvel équilibre.

S’il y a bien une chose dont on est sûr, c’est que sur terre, tout est en mouvement. «Dans la nature, il n’y a rien de définitif. Tout y est saison, passage et transformation. Même les montagnes sont en route ! », dit Thomas d’Ansembourg.

Et les crises que nous traversons, grandes ou petites, nous demandent à chaque fois de nous adapter, d’évoluer et de grandir…

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