Qu’est-ce qui nous préoccupe ?

gérer ses soucis

Dans cet article je vais donner quelques pistes pour se débarrasser de certaines de nos préoccupations.

Faisons d’abord le bilan de ce qui nous encombre l’esprit, de ce qui nous tracasse, de ce qui nous remue, de ce qui nous énerve, nous indigne, nous affecte…

Les professeurs de nos enfants sont injustes ou trop exigeants ; la politique du gouvernement nous met en colère ; notre belle-mère nous agace par ses remarques ; la faim dans le monde nous émeut ; notre voisin nous exaspère ; la maladie de notre ami nous anéanti ; notre conjoint ne nous écoute pas comme nous le souhaiterions ; le désordre dans la chambre de notre adolescent nous mine ; notre travail ne nous comble pas ; nos factures nous inquiètent ; nous n’avons rien à nous mettre dans notre armoire ; notre santé nous préoccupe…que sais-je encore… !… tout est bon pour nous préoccuper et pour alimenter nos journées en frustrations variées…

Nous pouvons y penser pendant des heures, en parler à toutes les personnes que nous rencontrons, refaire encore et encore le monde… trouver que les uns devraient faire ceci et que ce devrait être mieux comme cela… C’est sans fin ! Nous sommes dans l’accusation ou la réprobation envers les autres, les systèmes, l’environnement, les circonstances…

Remarquons que derrière tout cela se cache une attitude de victime de notre part. C’est comme si nous subissions tout cela et cela soulève en nous divers sentiments.

Pour ne pas se laisser complètement envahir ou même démoraliser par nos préoccupations, faisons le tri.

Nous pouvons distinguer les préoccupations sur lesquelles nous avons de l’influence, des autres préoccupations que nous ne pouvons pas contrôler. C’est ce que Stephen Covey appelle le cercle des préoccupations et le cercle d’influence, dans son bestseller que je vous recommande vivement, « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. »

Dans notre vie, nous avons déjà notre vie à vivre. Se préoccuper des choses sur lesquelles nous n’avons pas prise, peut être comme une fuite. C’est plus facile de se lamenter, de se plaindre… que prendre les choses en main, changer quelques habitudes et véritablement agir dans notre vie selon nos valeurs…

Stephen Covey écrit :

« Notre nature nous pousse à agir et non à laisser les choses agir sur nous. » « Chaque fois que nous pensons que le problème vient des autres, de l’extérieur, c’est cette pensée même qui constitue le problème. Nous donnons à ce quelque chose d’extérieur les moyens de nous commander. »

C’est un peu comme pour la météo. Si la pluie ne nous convient pas ou plonge dans la déprime, que faire ?

    • Se plaindre régulièrement et avoir l’impression de subir ? Inonder notre entourage de notre déception, de notre mauvaise humeur, de notre inquiétude de ne pas recevoir suffisamment de vitamine D, de notre fatigue à cause du manque de soleil, de notre révolte contre cette région humide?… cela peut durer longtemps….
  • Décider intérieurement de voir les choses différemment ; faire un choix délibéré de changer cette habitude de plainte à propos du temps ; faire le choix d’accepter les choses telles qu’elles sont ; faire le choix de ne plus se laisser émotionnellement envahir par cette météo en prenant de nouvelles habitudes intérieures et extérieures, apprendre à vivre avec cela…. S’il y a bien une chose qui nous caractérise en tant qu’être humain, c’est bien notre liberté de choisir quelles que soient les circonstances.
  • Passer à l’action: changer de région, de pays ; se programmer des vacances vers des régions plus ensoleillées, s’autoriser à se défaire d’habitudes familiales qui nous empêcheraient de profiter plus du soleil, apprendre de nouvelles habitudes ….

Il y a des choses pour lesquelles nous ne pouvons rien, car elles ne rentrent pas dans notre champ d’action. Prenons conscience de toute l’énergie et tout le temps dépensé à dénoncer, critiquer, s’énerver, s’inquiéter… et voyons aussi toutes les personnes que nous « arrosons » par cette négativité

Prenons garde de ne pas nous laisser prendre par des émotions négatives qui vont nous plonger dans de la peur ou de la colère, et qui vont nous pomper notre énergie inutilement. Tout le temps que nous passons à nous plaindre, à cultiver des sentiments trop négatifs et à nous vider de notre énergie avec des préoccupations, nous pourrions le consacrer à construire notre vie.

Stephen Covey dit : «  Tant que nous travaillons à notre cercle de préoccupations, nous acceptons que les éléments qu’il contient nous commandent et nous ne prenons pas l’initiative proactive nécessaire pour amener un changement positif. »

Souffrir de quelque chose, cela nous arrive à tous, cela fait partie de la vie. Mais rester dans la souffrance et entretenir une attitude de victime ne risque pas de changer les choses. Cela ne veut pas dire balayer les difficultés d’un revers de main, rester insensible aux choses ou évènements, ou « faire l’autruche », ou être dans le déni.

Cela signifie juste de rester concentré sur ce que la vie « nous demande de faire » là, ici et maintenant, dans notre situation, avec ce que nous sommes…les talents que nous avons à développer, les choses que nous devons apprendre pour évoluer, les peurs que nous avons à traverser et transformer, les actions à mettre en place pour faire avancer notre vie selon nos valeurs …

Modifions notre attitude intérieure, et dirigeons  notre attention sur ce qui va avoir une réelle influence constructive pour notre vie. C’est une véritable hygiène de vie. Cela demande chaque jour, concrètement, une certaine « gymnastique » consciente pour arrêter intentionnellement d’alimenter certaines préoccupations.

Cela demande d’exercer notre capacité à lâcher, et à cultiver notre confiance dans la vie et en soi !

 

 

4 réponses
  1. Alphonsine
    Alphonsine dit :

    Votre article est très intéressant, et vraiment, il mérite qu’on s’applique à le mettre en pratique.
    Néanmoins, je pense qu’il faut bien distinguer deux situations et ne pas faire un amalgame :
    – il y a les agacements de la vie : les chambres en désordre, …
    – il y a aussi les souffrances qui elles nous rappellent à chaque moment leur existence : maladie de l’ami
    Autant ce que je nomme les agacements sont assez faciles à dominer, autant les souffrances, et malgré toute la confiance que l’on peut avoir, sont des poids qui pèsent constamment et qui ne permettent pas de s’en libérer aussi facilement.

    Répondre
    • Aude de Vathaire
      Aude de Vathaire dit :

      Merci pour votre message.
      Oui c’est vrai ce n’est pas toujours facile, mais même face à de grandes souffrances, on peut faire des choix intérieurs et extérieurs.

      Répondre
 

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *