Thérapie courte ou longue?

Souvent on me pose la question de savoir si mon accompagnement fait partie des thérapies courtes. Je ne peux évidemment pas répondre à cette question de façon exacte puisque cela dépend de tellement de facteurs.

Mais si éventuellement je sous-entends que cela peut être court, on me répond « ah, c’est bien… », comme si le contraire, une thérapie plus longue, était « mal »… ou mal venue, ou signe d’un profond problème presque psychiatrique, comme lorsqu’on pensait à une époque (et peut-être encore un peu aujourd’hui dans certaines familles…) qu’aller chez le psy était pour les malades mentaux…

Si c’est long, les gens ont l’impression de s’embarquer dans quelque chose dont ils ne voient pas la fin.

Cela leur fait peur ; peur de soulever des choses qu’ils ont enfoui depuis trop de temps ; peur de toucher à toutes ces émotions, douleurs, obsessions, croyances en pensant de façon inconsciente que l’équilibre instable qu’ils ont construit va se détruire, que tout va s’effondrer ; peur de passer pour quelqu’un qui a des problèmes… etc.

Ce que je voudrais vous communiquer dans cet article, ce n’est pas un parti pris pour une thérapie courte ou longue. Je trouve que la question en fait ne se pose pas en ces termes.

Si vous aviez une peur panique de prendre l’ascenseur, et qu’en allant chez un thérapeute, cela vous a pris trois séances pour venir à bout de cette peur, tant mieux ! Cela vous rend la vie plus facile, cela ne vous a pas pris longtemps de vous en débarrasser, très bien.

Si vous avez traversé une période très douloureuse de séparation par exemple, et que vous avez bénéficié d’aide et de soutien pendant trois ans pour vous sentir mieux et aborder de nouveau la vie avec enthousiasme, tant mieux !

Je souhaite attirer votre attention sur deux choses :

  • La vie est un chemin de découvertes permanentes douloureuses ou joyeuses. Thérapie ou pas thérapie, longue ou pas longue, à mon sens, là n’est pas vraiment la question.

C’est plutôt :

Souhaitez-vous aller à la découverte de qui vous êtes ? Souhaitez-vous améliorer votre quotidien ? Souhaitez-vous dépasser vos peurs, vos blocages, vos fausses croyances qui vous tiennent ficelés ? Souhaitez-vous trouver votre liberté intérieure ? Souhaitez-vous ne rien regretter à la fin de votre vie ? Souhaitez-vous découvrir d’autres façons d’aborder les choses, d’autres façons de penser, de faire, d’avoir ? Souhaitez-vous vivre une vie dont vous soyez fier, qui soit inspirante pour vos enfants, vos proches, les autres ? Souhaitez-vous réaliser vos rêves, contribuer en ce monde à votre façon ? …

Alors, se faire aider d’une façon ou d’une autre a du sens : avec un(ou des) thérapeute et/ou coach, avec des lectures stimulantes, avec des séminaires ou des formations, des rencontres, des expériences… Dans cette optique, la question de la thérapie courte ou longue est secondaire, elle fait juste partie de la ballade de la vie…

Cette façon d’aborder les choses profondément, en allant à l’essentiel de ce qui compte vraiment pour nous, ne s’obtient pas du jour au lendemain ! On n’obtient pas la réponse à nos questions profondes juste avec une petite virée chez le thérapeute pour régler un problème qu’on croit ponctuel de peur de l’avion ou de l’ascenseur, de fatigue passagère et de stress. C’est le chemin de toute la vie.

Nous sommes prêts à investir dans notre maison, dans nos vacances, dans les cadeaux pour Noël, dans notre travail…. Mais sommes-nous prêts à investir en nous-même ?

 

  • La deuxième chose, c’est que si nous voulons vraiment aller à l’essentiel et dépasser nos limites, tout cela prend du temps.

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Nous avons besoin de temps pour comprendre, pour prendre conscience, pour mettre en pratique, pour changer nos habitudes de pensée, d’action, de vie…

Nous avons besoin de temps pour aller profondément à notre rencontre.

Nous avons besoin de temps pour construire des projets, pour adopter des façons de faire différentes, pour rencontrer de nouvelles personnes, pour guérir de nos blessures…

Le piège dans lequel nous pouvons tomber facilement quand nous participons à un séminaire (court, d’un weekend ou quelques jours) de guérison intérieure, de réussite, d’abondance, de développement personnel…, c’est de croire que ‘ça y est’, tout est fait, la vie ne sera plus pareille, on a tout compris…

Et rapidement après quelques jours ou semaines, nous nous essoufflons. Ces rendez-vous n’ont pas été du tout inutiles, des déclics et prises de conscience se sont faites. Mais ce n’est pas suffisant.

La concrétisation du changement, de la guérison, de l’amélioration se fait dans le temps, chaque jour, pas après pas, concrètement dans notre quotidien.

Donc la question n’est pas de savoir combien de temps cela va nous prendre ; la question est de savoir ce que nous voulons. (Il n’y a pas de jugement à avoir là-dessus.)

Est-ce que nous recherchons juste un petit coup de main, un sparadrap, une béquille à un moment donné pour passer un cap dans notre vie ?

Ou est-ce que nous avons soif d’autre chose, soif d’aller plus loin, soif de réaliser nos rêves, soif de croître et grandir, soif d’écouter nos désirs et mettre en œuvre nos talents, soif tout simplement de créer notre vie ?

Est-ce que nous souhaitons un antibiotique, un médicament pour supprimer rapidement une angine ? Ou bien est-ce que nous souhaitons un traitement de fond homéopathique ; comprendre pourquoi l’angine est là ; comment ne plus en avoir ; modifier certains comportements psychologiques, émotionnels, alimentaires…pour arriver à ce que cela ne se répète plus…. ?

Dans ce deuxième cas, cela prend du temps, mais les résultats sont là…bien visibles.

 

 

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